Témoignage de Caroline DELAS - 100km rameur

Caroline DELAS est une rameuse française. Passionnée de rameur, elle souhaite toujours se challenger un peu plus !

Le 24 novembre 2018 Caroline, Vice-championne du CRASH B à Boston va tenter de battre un record sur 100km rameur. 

   

100 km rameur Concept2

 

UN DEFI DE PLUS…

Le début de saison 2017-2018 aura été riche en émotions et résultats. Avec 2 médailles d’argent, une en championnat de France et l’autre au CRASH-B à Boston (championnat du monde non officiel), j’ai eu envie de donner une autre dimension à la fin d’année 2018… j’ai eu envie de me lancer un défi plus personnel… arriver à bout de 100km sur un rameur (en une fois bien sûr) !

C’est le 24 novembre prochain que je me poserai sur la « machine », dans le magasin Leclerc Sport à Langon, pour établir et homologuer, le premier chronomètre dans la catégorie FTC (femme toute catégorie - 30-39ans) pour un 100km individuel.

Certes, je suis ancienne rameuse de haut niveau… et quand je dis « ancienne », ça remonte tout de même à 10 ans en arrière ☺

 

Pendant ces 10 années, j’ai découvert à peu près toutes les facettes de l’aviron : 

  • de l’aviron de rivière à haut niveau… de PRECISION 
  • je suis passée ensuite par l’aviron de mer... à FORTES SENSATIONS, 
  • pour découvrir, il y a quelques années, l’aviron indoor sous une forme ludique et efficace en devenant coach AviFit
  • pour revenir à l’aviron indoor... de GRANDE COMPETITION !

Malgré mon passif, il n’était pas écrit que je ferais un jour, un 100km… 100km que je projette de réaliser en 8h15 si tout va bien ! (C’est-à-dire sans crampes, sans problème de dos, etc… et AVEC PLAISIR)

 

MedaillePOURQUOI AVOIR EU UNE IDEE PAREILLE ?

Depuis l’âge de 12 ans, je raaaaaaaaaaaaaaaaaaame… je suis une passionnée du rameur et de sa pratique, car c’est l’appareil le plus complet que je connaisse. 

Et si à mon plus jeune âge le rameur était juste un outil d’entraînement pour les jours de mauvais temps, j’y ai vite pris goût et il est vite devenu mon compagnon d’entraînement (alors que mes camarades n’y voyaient qu’un engin de torture !). 

Comme beaucoup de sportifs de haut niveau, je me suis toujours fixée un objectif à atteindre à chaque saison ! 

Mais depuis que j’ai stoppé le haut niveau, je ne me voie pas ne plus me lancer de défis  à chaque saison…si bien qu’après avoir décidé de faire le CRASH-B de Boston, où j’ai pu me confronter aux meilleurs rameurs indoor de la planète, j’ai eu envie de quelque chose de vraiment différent. J’ai surtout eu envie de le faire pour moi et de me prouver que j’étais capable de tenir une longue distance.

D’ailleurs, si j’étais une fable, je ressemblerais à celle du lièvre et de la tortue, mais version « l’aKro et l’ergo » avec comme morale : « rien ne sert de forcer, il faut ramer régulier ☺ »

Personne dans ma catégorie d’âge et de poids n’a réalisé un 100km, c’est pourquoi je me suis dit « BANCO », c’est pour l’AKRO !

 

MAIS COMMENT PREPARER UNE TELLE DISTANCE ?

Depuis plusieurs années, l’ultra distance à de plus en plus d’adeptes… Que ce soit en trail, en « swim-run » ou encore en triathlon, la longue distance attire ! 

Et bien dans la communauté des rameurs c’est PAREIL ! On aime la longue distance, on aime se dépasser, on aime se fixer des défis ☺

J’ai dans mon entourage un ami (Romain, si tu me lis…) qui a réalisé l’Ironman de Vichy l’été dernier en 11h. Il s’est attaqué à un swim-run en Suède il y a quelques semaines… tout ça pour dire que je suis bien entourée et que le fait de l’avoir soutenu et suivi lors de ses 2 grands rendez-vous aura sûrement favorisé mes choix c’est-à-dire de faire à mon tour une longue distance rameur !!! 

L’avoir à mes côtés me permet aussi de pouvoir « projeter » le déroulé de mon 100km grâce à la feuille de calcul qu’il m’a spécialement concocté ☺

Ainsi je peux prévoir mon 100km :

  • une moyenne estimée à 2’20/500m, 
  • des pauses de 30 secondes toutes les 20 minutes (pour m’hydrater), 
  • et des pauses de 4 minutes toutes les 2h (pour pouvoir m’alimenter) ! 
Pour un « PROJECT TIME » total de 8h10min20sec.

Avec un plan aussi précis, il ne me reste plus qu’à être au TOP le jour J pour « être dans les clous » ! 

 

COMMENT JE M’ORGANISE ?

J’anime 3 fois dans la semaine des séances AviFit (combiné d’aviron et fitness = cours collectifs sur rameur). Cela me permet de travailler en fractionné et en renforcement musculaire. Le mercredi et le week-end, je peux me programmer des sessions plus longues pour habituer mon corps à répéter le même geste sur de la distance et à trouver la meilleure position à adopter sur rameur. 

Ramer en salle, c’est pratique... c’est d’autant plus facile si on a un rameur chez soi ! Et c’est mon cas, j’en profite pour remercier Incept (Thierry et toute son équipe) pour leur soutien avec le prêt d’un rameur Concept2 (haute compétition) ! 

Dans la vie de tous les jours, même avec une longue amplitude horaire de travail, même avec des journées entrecoupées… l’entraînement sur le rameur est très simple : avec un peu de musique, un peu de formation spécifique (pour les novices il y a moyen de trouver divers « workouts » et conseils sur internet) et au minimum 20 minutes dans la journée, j’ai vite trouvé ma motivation à enchaîner les séances.

 

 COMMENT SE DEROULENT LES SEANCES ?

Entrainement rameur et Skierg

J’ai choisi de découper mes séances en 4 parties : l’échauffement, le corps de séance, le retour au calme et enfin (mais pas le moins important) les étirements ! Par contre je suis assez « mono tâche ». Je m’explique : j’aime le rameur et c’est surtout une des activités physiques les moins traumatisantes pour moi qui suis sujette à des douleurs chroniques lombaires

Donc je passe l’essentiel de mon entraînement à ramer… parfois à skier (avec le Skierg de Concept2, qui est un super complément).

  1.  L’échauffement au rameur est à la fois varié et semblable, je peux démarrer la session aussi bien par des gammes (différentes amplitudes), que par des variations de cadences (souvent à faible intensité, comme le principe du mouliné en vélo) 
  2. Le corps de séance aura pour objectif de développer l’endurance. Mais j’ai le choix de travailler en continu, en intermittent, en pyramide- simplement je peux varier mon travail grâce à la durée, l’intensité, la qualité (force ou vitesse) etc
  3. Le retour au calme ne sera pas nécessairement long, mais sera toujours présent car cela me permet d’aborder les étirements de manière plus relâchée !
  4. Enfin les étirements, avec des problèmes de dos qui reviennent souvent, j’ai fini par prendre conscience que dans mon entraînement, il fallait absolument passer par les étirements pour que mon corps souffre le moins possible et puisse enchaîner les entraînements quotidiens !

 

medaille rowingCHALLENGE OU PERFORMANCE ?

Réaliser ce défi au rameur c’est avant tout aller au bout des 100km, plutôt que de faire une « performance ».

Mais n’est-ce pas déjà une performance que d’arriver à atteindre son objectif ? 

N’est-ce pas une performance que de rester une journée sur un rameur ? 

Bien sûr, je garde toujours dans un coin de ma tête que je peux en plus homologuer le premier chrono pour ma catégorie d’âge et de poids… et entrer dans les annales ! Mais mon but premier sera avant tout de terminer, pour pouvoir dire « je l’ai fait » ! 

Y’a plus K

La suite de l’aventure très bientôt ☺

 

 Publié le Jeudi 15 Novembre 2018